M HKA gaat digitaal

Met M HKA Ensembles zetten we onze eerste échte stappen in het digitale landschap. Ons doel is met behulp van nieuwe media de kunstwerken nog beter te kaderen dan we tot nu toe hebben kunnen doen.

We geven momenteel prioriteit aan smartphones en tablets, m.a.w. de in-museum-ervaring. Maar we zijn evenzeer hard aan het werk aan een veelzijdige desktop-versie. Tot het zover is vind je hier deze tussenversie.

M HKA goes digital

Embracing the possibilities of new media, M HKA is making a particular effort to share its knowledge and give art the framework it deserves.

We are currently focusing on the experience in the museum with this application for smartphones and tablets. In the future this will also lead to a versatile desktop version, which is now still in its construction phase.

Pierre Bismuth

° 1963

Né à Neuilly-sur-Seine (FR), vit à New York (US), vit à Brussels (BE).

Pierre Bismuth a déménagé de Paris à Bruxelles en 1990. Il a ensuite déménagé pendant quelques années à Londres à la fin des années 90. Il vit actuellement en alternance entre Bruxelles et New York depuis 2005. Il a étudié la communication visuelle à la MAD auprès de François Miehe, avec lequel il a réalisé plusieurs projets. Dans les années quatre-vingt, il est parti à Berlin pour étudier la peinture à la Hocheschule der Kunst dans l’atelier de Georg Baselitz. Après ses études, il s’établit à nouveau à Paris et partage un atelier avec les artistes Xavier Veilhan et Pierre Huyghe. Ces artistes utilisent également divers médias et matériaux dans leur travail, incluant notamment la peinture et la sculpture, le collage, la vidéo, l’architecture, la performance, la musique et le film.

En 2005, Bismuth a reçu ensemble avec Michel Gondry et Charlie Kaufman l’Oscar du Meilleur scénario pour le film Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004). Le film induit le spectateur en erreur en remettant en question les conditions de base de ce qui semble logique ou universellement accepté. Le film raconte l’histoire d’un couple qui a effacé leurs souvenirs mutuels, alors qu’ils semblent se rencontrer pour la première fois. Ce dernier élément est une convention importante dans les comédies romantiques. Bismuth disait autrefois de lui-même qu’il « n’appréciait pas vraiment les films ». Il l’utilise plutôt comme moyen de reprogrammer notre perception des choses, uniquement pour remettre en question les conventions prédominantes de la culture de masse. L’ironie du sort a voulu que cette collaboration soit récompensée à Hollywood.

Peu de temps après, il crée la vidéo The All Seeing Eye [L’œil qui voit tout] en collaboration avec son ami et réalisateur Michel Gondry. Ils représentent un monde sans relation humaine où la communication est inexistante.

En 2016, il a effectué ses premiers pas en tant que réalisateur avec le long métrage Where is Rocky II ? [Où est Rocky II ?] Un détective privé et trois scénaristes d’Hollywood partent à la recherche d’une œuvre d’art inconnue du célèbre artiste américain Ed Ruschca. Celle-ci est cachée dans le désert de Mojave sous un rocher artificiel. Malgré sa renommée mondiale, l’œuvre d’art mystérieuse est restée cachée à un emplacement secret pendant quarante ans. Ce documentaire amusant adresse une critique qui revient plusieurs fois dans l’œuvre de cet artiste conceptuel. À savoir que la valeur économique d’une œuvre d’art dépend de plus en plus du nom de l’artiste. D’après lui, les artistes conceptuels contribuent beaucoup trop volontiers à ce fétiche. Il a donc réalisé ce film à propos d’une œuvre d’art inconnue d’un artiste connu pour illustrer cette tendance. L’œuvre est cachée sous un rocher et le nom de celle-ci fait référence à Sylvester Stallone.

En 2000, il a publié un travail textuel intitulé Everybody is an artist but only the artist knows it [Tout le monde est artiste, mais seul l’artiste le sait], une référence à Marcel Duchamp et à Joseph Beuys. Il s’agit de sa façon de présenter le travail d’autrui de manière critique mais généreuse dans un contexte qu’il a changé, voire même saboté.

Il apprécie également de faire appel à des produits de la culture pop et tente de les rendre mystérieux ou incompréhensibles. En 2002, il voulait donner un cadeau à sa petite-fille. Il envisageait de lui offrir le Livre de la Jungle de Walt Disney. Dans quelle langue allait-il l’acheter ? En anglais, comme l’original ou en néerlandais ? Sa petite-fille parle principalement le néerlandais. Ou en français, qui est sa propre langue maternelle ? Il a finalement acheté les trois versions et a laissé l’enfant faire ses propres choix en examinant si cela ne créait pas trop de confusion chez elle. Tout s’est bien déroulé. Il a finalement fait parler tous les personnages dans une langue différente. Ceci est devenu le projet du Livre de la Jungle. Il n’a toutefois pas réussi à le faire en chinois.

Les autres œuvres de Pierre Bismuth comprennent notamment Following The right hand of … [À la poursuite de la main droite de...] (1999-2021), Something less, Something More [Quelque chose en moins, quelque chose en plus] (2002-2006), Points de vue (2005) et Abstractions (2019).

Une grande partie de son œuvre est composée de collaborations avec des artistes de disciplines diverses. Exemples : Michel Gondry, Jerome Bel, Jonathan Monk, Dessislava Dimova, Diego Perone, Barbara Visser, Angus Fairhurst, Cory Arcangel, Cyprien Gaillard, Mathias Faldbakken et Joe Strummer.

DE

Oeuvres

>Pierre Bismuth, The Jungle Book project, 2002.Audio and visual equipment, video in kleur en met geluid, 19 niet-ingekaderde tekeningen., elk 29 × 21 cm.

>Pierre Bismuth, Aphorisms from 1999 and 2011, 2012.Print, double-sided offset print on multi-offset 120gr., 59.4 × 84.1 cm.

Expositions & Ensembles

> Exposition: LATT: Graphology Chapter 1. 18 February 2011 - 27 March 2011.

> Exposition: The Lives of Animals. 08 June 2024 - 22 September 2024.

Sans photo

> Ensemble: M HKA_DEFAULT_WORKS.